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CYCLEANTRIP - Tour du monde à vélo contre les déchets- cycleantrip@gmail.com - FRANCE

SALAR D'UYUNI

Traverser le salar d'uyuni à vélo

Rouler sur le salar d’Uyuni, c’est comme rouler sur une autre planète…

Pour ma part, j’étais accompagné de 3 autres voyageurs à vélo. Nous avons traversé le salar en seulement 2 jours car nous étions déjà très fatigué de notre traversée du Sud Lopez et que l’un des autres voyageurs à vélo avait un avion à prendre depuis La Paz quelques jours après. 

Nous quittons Colcha K le matin et prenons la direction d’une des entrées du salar, Tanil Vinto. Selon la période de l’année, vous trouverez de nombreuses cultures de Quinoa sur le bord des routes. Et avec un peu de chance, les cultures peuvent être en fleur!

 

Nous attaquons le début du salar sur une route puis nous prenons la direction de l’île d’incahuasi, une île située en plein milieu du salar. Nous voulions pas dormir au milieu du salar car on nous l’avait déconseillé. Il paraît que certains s’amusent à conduire très vite sur le salar de nuit... Se retrouver sur le chemin de l’un d’entre eux pourrait être dramatique. Et puis il fait très froid la nuit.

A l’aide de nos GPS nous tentons de trouver une piste tracée par les 4x4 pour prendre la direction de l’île pour y passer la nuit mais nous ne la trouvons pas. Nous décidons quand même de sortir de l’axe principale et de tenter la traversée par notre propre itinéraire. Nous sommes mi-mai et le salar a encore des zones inondée. Nous tentons d’esquiver ces zones mais nous nous retrouvons quand même à rouler avec quelques cm d’eau sous nos pieds. Nous sommes également surpris de voir que les zones de sel sèche ne sont pas forcément agréable à rouler. Le vélo subit de nombreuses vibrations rendant la traversée éprouvante. Nous avons aussi là mal chance d’avoir un vent puissant de face.

Nous apercevons au loin notre île mais les distances sur le salar sont trompeuse. L’île se trouve encore à une trentaine de kilomètres! On a beau rouler, rouler, rouler et l’île est visible mais nous avons l’impression de ne pas nous en approcher. Cette sensation est horrible psychologiquement! Surtout quand la nuit commence à tomber et que vous lutter contre le vent et le froid…

Nous arriverons finalement à notre objectif fatigués. En arrivant il fait déjà nuit.

Sur l’île, les touristes ont déjà disparu, mais les employés d’un café-restaurant nous propose de dormir dans une salle à l’abri du vent pour quelques boliviano.

Nous avons aussi accès à de l’eau et nous en profitons pour nettoyer grossièrement les vélos et empêcher que le sel attaque nos vélos.

Nous installons nos matelas dans la salle où nous dormons. Nous ne sommes pas seul. Un québécois se repose ici depuis 2 jours. Il traverse à pied le Salar avec presque aucun équipement. Un grand fou!

Le lentement le jour se lève et nous découvrons l’île sur lequel nous avons dormis.

L’île est connu pour ses cactus millénaires. Ils poussent d’1 cm par année et certains font plus de 10 mètres…

Au réveil, les touristes sont déjà nombreux. Nous en apercevons pas mal qui sont malades à cause de l’altitude.  Nous quittons l’île et cette fois nous suivons une piste tassée par les 4x4 en direction du volcan de Tunupa. D’ailleurs, les locaux connaissent davantage le salar sous le nom de salar de Tunupa plutôt que salar de Uyuni.

Il faut une matinée pour retrouver la terre ferme depuis l’île. Nous en profitons pour manger sur le sel et réaliserons des photos délires pour garder des souvenirs mémorables de ce salar!